Définitions des droits de l'homme

Définitions des droits de l'homme, image #1

partie 2

Les droits de l’homme, contrairement à ce que l’on affirme souvent, ne sont pas une création des Nations Unies ni de la Modernité européenne, ils puissent son inspiration dans toutes les cultures, religions et traditions.

Arrivés à ce point nous pouvons commencer à définir les droits de l’homme.

Parmi les nombreuses définitions existantes, nous en soumettons ci-après trois à votre réflexion :

  1. Les droits de l’homme sont les droits qui découlent de la dignité inhérente à tout être humain

2. Les droits de l’homme sont la somme des droits individuels et collectifs énoncés dans les constitutions des Etats et dans le droit international"

3. Les droits humains sont les droits subjectifs garantis par le droit international, que détient toute personne à l’encontre de l’Etat. Ils servent à protéger la personne humaine et sa dignité en temps de paix comme en temps de guerre.

Eleanor Roosevelt les a très bien défini avec d’autres mots de manière plus directe : "Où commencent les droits universels, après tout ?

Ils commencent près de chez soi, en des lieux si proches et si petits qu’on ne peut les voir sur aucune carte du monde.

Ils constituent pourtant l’univers personnel de chacun : le quartier où l’on vit; l’école ou l’université que l’on fréquente ; l’usine, la ferme ou le bureau où l’on travaille.

C’est là que chaque homme, chaque femme et chaque enfant aspire à l’équité dans la justice, à l’égalité des opportunités et à la même dignité sans discrimination.

Si dans ces lieux les droits sont dénués de sens, ils n’en auront guère davantage ailleurs. Si chacun ne fait pas preuve du civisme nécessaire pour qu’ils soient respectés dans son entourage, il ne faut pas s’attendre à des progrès à l’échelle du monde."

"Entre nos mains", discours prononcé le 27 mars 1958 à l’occasion du dixième anniversaire de la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l’homme, in ABC, L’enseignement des droits de l’homme, HCDH, Nations Unies, New York et Genève, 2004

Le Rapport Notre diversité créatrice de l’ONU /UNESCO l’affirme de manière très précise :

"Il existe dans la quasi-totalité des traditions culturelles un certain nombre de thèmes récurrents dont il est possible de s’inspirer pour formuler une éthique à caractère universel. Le premier de ces thèmes est l’idée de la vulnérabilité de l’être humain et de l’impulsion morale qui pousse à alléger sa propre souffrance et la souffrance d’autrui chaque fois que possible et à permettre à chacun d’être en sécurité. Cette idée existe dans la doctrine morale de toutes les cultures. … De même, l’idée qu’il faut traiter autrui comme on voudrait soi-même être traité est présente dans les enseignements moraux de toutes les grandes traditions religieuses. Cette "règle d’or" est, sous une forme ou une autre, formulée explicitement par le confucianisme, le taoïsme, l’hindouisme, le bouddhisme, le zoroastrisme, le judaïsme, le christianisme et l’islam, et implicitement reconnue par d’autres confessions". (Notre diversité créatrice, 1995)

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